Le rassemblement de Shawinigan a donné à l’establishment québécois un adversaire presque parfait : assez ouvertement raciste pour être condamné sans risque, assez marginal pour être présenté comme extérieur à la société, et assez visible pour renforcer une logique de surveillance et d’ordre public déjà en expansion.


Le 30 mai 2026, une quinzaine de personnes masquées et vêtues de noir se sont rassemblées au parc des Vétérans à Shawinigan. Devant un lieu associé à la mémoire militaire québécoise, elles ont déployé des drapeaux du Québec et une bannière proclamant Je me souviens d’un Québec blanc. L’image était conçue pour circuler. En quelques mots, elle cherchait à transformer une formule nationale connue de presque tout le monde en revendication raciale, comme si le Québec authentique avait été blanc par essence et que le changement démographique représentait une dépossession.

La réaction politique a été rapide. La première ministre Christine Fréchette a rejeté les messages racistes, Paul St-Pierre Plamondon a pointé vers le mouvement des Active Clubs, Charles Milliard a affirmé que ce rassemblement ne représentait pas l’ouverture des Québécois, et la Ville de Shawinigan a insisté sur le fait qu’aucune demande officielle n’avait été déposée. Dès le 1er juin, le portrait s’est précisé davantage : Jeremy MacKenzie, président de Second Sons Canada, a confirmé que des membres de son organisation étaient derrière l’action. Il ne s’agissait donc pas d’une apparition mystérieuse de quelques racistes anonymes, mais d’une démonstration liée à un réseau qui mise sur l’entraînement physique, la fraternité masculine et le nationalisme blanc pour construire une présence politique hors ligne.

Le rassemblement méritait d’être condamné. Mais la condamnation ne suffit pas à expliquer pourquoi cette politique existe, comment elle recrute ni ce qu’elle permet à la classe politique de ne pas regarder. C’est précisément là que la notion de menace gérable devient utile : non pas parce que l’État aurait créé l’extrême droite ou parce qu’il la contrôlerait en secret, mais parce qu’un ennemi aussi visible et aussi facilement identifiable produit des avantages institutionnels très concrets pour ceux qui savent le dénoncer sans toucher aux conditions qui nourrissent son recrutement.

Le slogan était une porte d’entrée

Le choix de Je me souviens n’était pas accidentel. La formule porte déjà tout un imaginaire de mémoire collective, de continuité historique et de survie nationale. En y ajoutant d’un Québec blanc, les organisateurs ont cherché à racialiser cette mémoire et à présenter la blancheur comme quelque chose qui aurait été perdu. Le message est efficace parce qu’il n’exige pas qu’une personne adhère d’abord à une doctrine suprémaciste complète. Il peut commencer par un sentiment de déclin, une peur culturelle, un malaise devant l’avenir ou simplement un besoin d’appartenance, puis offrir une explication raciale capable de relier ces inquiétudes entre elles.

C’est aussi ce qui rend le modèle des Active Clubs important à comprendre. L’Institute for Strategic Dialogue décrit ce réseau comme une forme décentralisée de mobilisation suprémaciste blanche qui utilise la camaraderie masculine, la condition physique et les sports de combat comme portes d’entrée vers l’activisme politique extrémiste. Pour un nouveau venu, l’expérience peut d’abord ressembler à un groupe d’entraînement, un cercle social ou un endroit où retrouver discipline et communauté. L’idéologie ne vient pas nécessairement sous la forme d’un long manifeste; elle est intégrée dans les relations, les symboles et les ennemis que le groupe apprend à nommer.

Cette stratégie fonctionne parce que l’isolement et l’impuissance politique sont des réalités sociales, pas seulement des états d’esprit individuels. Une société qui offre moins de lieux de solidarité, moins de stabilité économique et moins de prise collective sur les décisions laisse de l’espace à des groupes qui promettent identité, discipline et fraternité. L’extrême droite ne règle rien de tout cela. Elle transforme ces besoins en politique d’exclusion et enseigne aux gens à regarder vers les migrants, les minorités et d’autres boucs émissaires plutôt que vers les institutions qui organisent réellement leur insécurité.

Elle pousse plus loin un terrain déjà existant

Second Sons Canada n’a pas inventé toutes les inquiétudes qu’il exploite. Depuis des années, la politique québécoise est traversée par des débats sur l’immigration, le français, le logement, les services publics et la capacité d’intégration. Les propres orientations gouvernementales en immigration pour 2026 à 2029 présentent une réduction des volumes comme un moyen d’alléger la pression sur la capacité d’accueil et d’intégration du Québec. Dans le discours public, l’immigration est aussi régulièrement liée à la crise du logement, à la pression sur les services et à l’avenir du français.

Il existe évidemment une différence réelle entre débattre des niveaux d’immigration et réclamer un Québec blanc. Tous les politiciens qui veulent réduire l’immigration ne sont pas des suprémacistes blancs, et les confondre empêcherait toute analyse sérieuse. Mais le fait que la différence soit réelle ne veut pas dire que les deux discours évoluent sur des terrains entièrement séparés. Lorsque les crises sociales sont racontées principalement comme des crises de pression démographique, l’extrême droite peut reprendre ce langage, enlever les nuances et donner à la rareté une cause raciale.

Le manque de logements devient alors la preuve que des étrangers prennent ce qui devrait revenir aux gens d’ici. Les services sous pression deviennent la preuve que des nouveaux arrivants consomment des ressources appartenant à la nation. L’inquiétude pour le français devient une théorie de remplacement. L’extrême droite pousse donc plus loin un terrain déjà préparé, en remplaçant l’économie politique par la compétition raciale et en transformant des choix sur le logement, l’investissement public, les salaires et le développement régional en conflit entre populations.

C’est pourquoi présenter le suprémacisme blanc comme un corps étranger au Québec est politiquement rassurant, mais analytiquement faible. Les participants de Shawinigan ne représentent pas la majorité des Québécois, mais leur politique est produite dans la même société et travaille avec des anxiétés qui existent réellement. Leur force vient précisément de leur capacité à détourner ces anxiétés vers une théorie raciale du déclin.

Un ennemi idéal pour la politique respectable

Des hommes masqués qui réclament un Québec blanc constituent des adversaires extraordinairement commodes pour la politique institutionnelle. Leur message est assez explicite pour permettre une condamnation presque unanime, leurs rangs sont assez petits pour qu’on puisse les présenter comme marginaux, et leur imagerie est assez choquante pour attirer l’attention. S’opposer à eux ne force pourtant personne à affronter immédiatement les intérêts immobiliers, les employeurs, les choix budgétaires ou les politiques qui structurent l’insécurité quotidienne.

La classe politique peut donc jouer une scène familière d’unité morale. Peu importe les autres désaccords, tout le monde ou presque peut se tenir contre une bannière qui réclame un Québec blanc et se présenter comme défenseur de la tolérance, de la stabilité et de la démocratie. Cette condamnation peut être parfaitement sincère tout en demeurant institutionnellement utile. Aucun complot n’est nécessaire : il suffit que le contraste fonctionne.

Le racisme se retrouve concentré dans l’image de quelques hommes masqués à la marge de la société respectable. Pendant ce temps, les institutions qui les condamnent peuvent éviter de se demander comment leurs propres échecs, leurs propres discours et leurs propres politiques contribuent au bassin de frustrations dans lequel l’extrême droite recrute. Un gouvernement peut dénoncer le suprémacisme blanc sans construire assez de logements hors marché. Un parti peut rejeter la haine raciale tout en continuant de raconter la rareté sociale à travers la pression démographique. Une classe politique peut parler de cohésion sociale tout en présidant à la hausse du coût du logement, à la précarité du travail et à l’affaiblissement des institutions collectives.

L’extrême droite revient ensuite dans ces mêmes conditions et affirme avoir trouvé la cause. C’est là que la menace devient gérable pour l’establishment : elle est assez dangereuse pour justifier la vigilance, mais assez bien définie pour que la réponse reste centrée sur ceux qui portent les masques plutôt que sur la société qui rend leur message possible.

Le spectacle sert plusieurs institutions

Numériquement, l’action de Shawinigan était minuscule. Politiquement, l’image était beaucoup plus grande. Une quinzaine de personnes ont obtenu une couverture provinciale, des réactions de chefs de parti et un débat public sur la montée de l’extrême droite. La bannière a voyagé beaucoup plus loin que le parc des Vétérans, ce qui démontre une vérité simple de la politique contemporaine : un petit groupe organisé peut créer une image assez forte pour imposer sa présence dans une conversation beaucoup plus vaste.

Cette visibilité n’a pas la même valeur pour tout le monde, mais elle produit des bénéfices de plusieurs côtés. Second Sons Canada peut montrer à des recrues potentielles qu’un groupe réduit est capable d’attirer l’attention de la province. Les politiciens obtiennent un ennemi sans ambiguïté contre lequel se définir. Les médias obtiennent un conflit spectaculaire avec des méchants immédiatement reconnaissables. Les institutions de sécurité et de lutte à l’extrémisme obtiennent un nouvel exemple qui renforce la nécessité de surveiller, cartographier, classifier et intervenir.

Dire cela ne signifie pas que les médias auraient dû ignorer le rassemblement. Il est nécessaire de documenter les réseaux suprémacistes blancs, surtout lorsqu’ils utilisent l’entraînement au combat, le recrutement hors ligne et une structure décentralisée. Mais l’amplification n’est jamais politiquement neutre. Lorsqu’on répète l’image et le slogan sans expliquer le réseau, les mécanismes de recrutement et les conditions sociales exploitées, la menace devient un spectacle plutôt qu’un processus politique.

Le cycle se referme facilement : l’extrême droite produit l’image, les médias la distribuent, les politiciens la condamnent, les institutions de sécurité la classifient, puis les conditions de fond continuent presque intactes. Tout le monde a accompli son rôle institutionnel, mais personne n’a nécessairement réduit le terrain sur lequel le prochain groupe pourra recruter.

Quand l’extrémisme devient une catégorie administrative

Il n’y a rien de problématique à identifier correctement une organisation suprémaciste blanche comme une organisation suprémaciste blanche. Le problème commence lorsque la classification remplace l’analyse politique et que les pouvoirs construits autour des cas les plus faciles à reconnaître se déplacent ensuite vers des mouvements dont le rapport au pouvoir est complètement différent.

Sur une voie, des organisations comme Second Sons Canada et les Active Clubs deviennent des objets lisibles pour l’appareil sécuritaire. Elles peuvent être surveillées, cartographiées et classées. Spark Solidarity a déjà examiné cette logique dans son enquête sur Hamilton NS13 et la manière dont l’extrême droite peut servir certains récits sécuritaires. Sur une autre voie, les catégories d’extrémisme, de haine et d’ordre public peuvent être appliquées à des mouvements qui contestent directement les institutions établies.

La solidarité avec la Palestine offre un exemple actuel. En mai, le SPVM a ouvert une enquête pour crime haineux après qu’une manifestation eut présenté des effigies représentant Benjamin Netanyahu, Itamar Ben-Gvir et Donald Trump. Les organisateurs ont affirmé que les figures visaient des dirigeants politiques précis et non les Juifs comme groupe religieux ou ethnique, tandis que le CIJA et la Fédération CJA ont décrit la scène comme représentant des Juifs pendus et ont porté plainte. L’ouverture d’une enquête ne prouve pas en soi que la police agit de façon illégitime, mais elle montre à quelle vitesse un symbole politique lié à la Palestine peut être déplacé vers le registre de l’antisémitisme et de la sécurité.

La question structurelle est donc simple : les pouvoirs bâtis pour les cas les plus faciles ne restent pas nécessairement limités à ces cas. La présence d’une extrême droite explicite rend l’expansion de l’appareil sécuritaire plus facile à défendre, parce que presque personne ne veut être vu comme protégeant ceux qui brandissent une bannière réclamant un Québec blanc. C’est précisément pourquoi il faut regarder ce que ces pouvoirs permettent une fois qu’ils existent.

L’ordre public n’est pas une analyse politique

Après le rassemblement, la Ville de Shawinigan a souligné qu’aucune demande officielle n’avait été déposée et qu’elle n’avait pas été informée de l’événement. Ce fait est pertinent sur le plan administratif. Il n’explique toutefois pas ce qui rendait le rassemblement suprémaciste blanc. Si Second Sons Canada avait rempli les bons formulaires, sa politique ne serait pas devenue acceptable pour autant.

L’inverse est aussi vrai. Un blocus autochtone non autorisé, une ligne de piquetage, une manifestation contre la guerre ou une action de solidarité avec la Palestine ne devient pas équivalente au fascisme simplement parce qu’elle perturbe l’ordre normal ou contrevient à une règle municipale. Les systèmes institutionnels préfèrent pourtant les catégories qu’ils peuvent administrer : autorisé ou non autorisé, ordonné ou perturbateur, légal ou illégal. Ces distinctions peuvent avoir une importance juridique, mais elles ne disent rien, à elles seules, sur les objectifs d’un mouvement, les intérêts qu’il sert ou sa relation avec le pouvoir.

Le contexte québécois rend cette question encore plus importante. Le 2 avril 2026, Québec a sanctionné une loi visant explicitement à favoriser la sécurité et le « sentiment de sécurité » de la population. Le cadre adopté limite notamment certains objets et substances lors de manifestations, interdit certaines manifestations à proximité de la résidence d’élus et crée de nouvelles règles entourant l’affichage public de symboles associés à des entités désignées. Avant l’adoption du projet de loi, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse avait averti que certaines dispositions proposées menaçaient des droits fondamentaux, notamment en raison des risques de profilage discriminatoire et d’atteintes à la liberté d’expression, à la réunion pacifique, à la vie privée et à la protection contre les fouilles abusives.

Le rassemblement de Shawinigan n’a pas créé cette architecture sécuritaire. La chronologie est l’inverse. Mais son apparition offre à cette architecture un exemple presque impossible à défendre publiquement, ce qui aide à présenter l’élargissement des pouvoirs d’ordre public comme une réponse naturellement raisonnable au désordre et à l’extrémisme. La question difficile n’est donc pas de savoir s’il fallait condamner Second Sons Canada. Il fallait le faire. La question est de savoir comment les pouvoirs justifiés par les cas les plus évidents seront ensuite utilisés contre des formes de contestation beaucoup moins confortables pour l’establishment.

Gérer le fascisme n’est pas le vaincre

Surveiller des réseaux suprémacistes blancs peut être nécessaire. Enquêter sur des menaces crédibles peut être nécessaire. Exposer les structures de recrutement peut être nécessaire. Mais aucune de ces activités ne constitue à elle seule un programme politique capable d’éliminer les conditions qui rendent le recrutement d’extrême droite possible.

L’insécurité économique, la solitude ou la crise du logement ne transforment pas mécaniquement les gens en fascistes. La grande majorité des personnes qui vivent ces réalités ne rejoignent jamais une organisation suprémaciste. Elles créent néanmoins des ouvertures pour des groupes qui offrent des explications simples et une appartenance immédiate. Lorsque les institutions démocratiques semblent incapables d’améliorer la vie matérielle, un mouvement qui promet fraternité, discipline, identité et ennemi désigné reçoit quelque chose avec quoi travailler.

La réponse n’est pas d’accepter le diagnostic de l’extrême droite. Les travailleurs ne manquent pas de logements parce qu’une autre famille ouvrière est arrivée d’un autre pays. Le logement est rare parce qu’il a été transformé en actif financier, parce que les gouvernements ont trop peu construit et parce que les politiques publiques ont protégé la valeur de la propriété plus vigoureusement que le droit de se loger. Les services publics ne sont pas sous pression parce que des gens ordinaires les utilisent; leur capacité dépend de choix politiques sur le financement, la fiscalité, les effectifs et les infrastructures.

L’extrême droite survit en remplaçant ces relations de classe et ces choix institutionnels par des relations raciales. Elle dit à des personnes qui sentent qu’elles ont perdu du contrôle sur leur vie que la cause n’est pas la concentration du pouvoir économique ou l’abandon politique, mais la présence d’étrangers. Un appareil de sécurité peut identifier les organisations qui sortent de ce processus. Il ne peut pas remplacer la construction d’une sécurité sociale, d’un pouvoir démocratique et de formes de solidarité capables de rendre l’offre de l’extrême droite moins persuasive.

Une menace gérable reste une menace utile

Dire que l’extrême droite devient une menace gérable ne veut pas dire que le gouvernement du Québec a créé Second Sons Canada, qu’il le dirige ou qu’il souhaite secrètement sa réussite. Il n’existe aucune preuve publique permettant de soutenir de telles affirmations. Le point est plus banal et, justement pour cette raison, plus important : les institutions ont leurs propres incitatifs, et un mouvement qu’elles peuvent facilement identifier, surveiller et condamner peut renforcer leur rôle même lorsqu’elles s’opposent sincèrement à son idéologie.

Une extrême droite visible valide la vigilance, les budgets, les mandats professionnels et les appels à davantage de contrôle. Elle produit des moments d’unité politique et donne à l’État une menace qu’il peut photographier, classifier et contenir. Ce que le système fait beaucoup moins bien, c’est confronter les conditions sous la filière de recrutement lorsque cela exige de remettre en question les rapports de propriété, de reconstruire la capacité publique, de renforcer le pouvoir du travail et de redonner aux communautés un contrôle démocratique sur leur avenir.

C’est la différence entre gérer le fascisme et le vaincre. Gérer le fascisme signifie maintenir la menace assez visible pour justifier l’appareil construit autour d’elle et assez marginale pour garder le contrôle du récit. Le vaincre exige à la fois de désorganiser les réseaux suprémacistes et de construire une société où le nationalisme racial n’est plus l’explication la plus disponible pour le déclin ni la forme d’appartenance la plus accessible pour ceux qui cherchent une communauté.

Le rassemblement de Shawinigan méritait donc toute la condamnation qu’il a reçue. Ce que l’establishment québécois ne devrait pas pouvoir faire, c’est utiliser cette condamnation comme preuve que le problème existe entièrement à l’extérieur de lui-même. L’extrême droite est dangereuse précisément parce qu’elle sait traduire de vraies crises sociales en fausses explications raciales. Un système politique qui laisse les crises intactes tout en élargissant les outils servant à classifier leurs symptômes finira par reproduire le même cycle.

Un État qui sait seulement classifier le fascisme trouvera toujours de nouvelles catégories d’extrémistes. Une société qui veut réellement le vaincre doit aussi enlever au nationalisme racial les conditions qui lui permettent de se présenter comme une réponse.


Sources
  1. Beaudoin, Yannick. « Second Sons Canada et Active Clubs : qui sont ceux derrière le rassemblement raciste à Shawinigan? » TVA Nouvelles, 1er juin 2026. https://www.tvanouvelles.ca/2026/06/01/second-sons-canada-et-active-clubs-qui-sont-ceux-derriere-le-rassemblement-raciste-a-shawinigan
  2. La Presse canadienne. « Quebec political leaders condemn white supremacists’ weekend rally in Shawinigan. » CityNews Montreal, 31 mai 2026. https://montreal.citynews.ca/2026/05/31/quebec-leaders-condemn-white-supremacists-rally-shawinigan/
  3. Ville de Shawinigan. « La Ville de Shawinigan condamne la tenue d’une manifestation à caractère raciste sur son territoire. » 1er juin 2026. https://www.shawinigan.ca/affaires-municipales/2026/06/01/la-ville-de-shawinigan-condamne-la-tenue-dune-manifestation-a-caractere-raciste-sur-son-territoire/
  4. Rai, Steven. « ‘Tribe and train’: Examining Canada’s new model of white supremacist mobilization. » Institute for Strategic Dialogue, 17 mars 2026. https://www.isdglobal.org/digital-dispatch/tribe-and-train-examining-canadas-new-model-of-white-supremacist-mobilization/
  5. Gouvernement du Québec. « Tabling of orientations on immigration for 2026–2029 and of the Immigration Plan for 2026 and complementary measures. » 6 novembre 2025. https://www.quebec.ca/en/news/actualites/detail/tabling-orientations-immigration-2026-2029-plan-2026-complementary-measures-66844
  6. Gouvernement du Québec. « À propos de la Loi visant à favoriser la sécurité et le sentiment de sécurité de la population et modifiant diverses dispositions. » Mise à jour le 29 avril 2026. https://www.quebec.ca/gouvernement/ministeres-organismes/securite-interieure/cadre-legal-transparence/lois-reglements/a-propos-loi-visant-a-favoriser-securite-sentiment-securite-population
  7. Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. « La Commission des droits s’inquiète des brèches que le projet de loi n° 13 pourrait entraîner sur le droit de manifester au Québec. » 5 février 2026. https://www.cdpdj.qc.ca/fr/actualites/nouvelle-memoire-pl13-securite
  8. CityNews Montreal. « Montreal police investigating mock-hangings at pro-Palestinian protest. » 27 mai 2026. https://montreal.citynews.ca/2026/05/27/montreal-police-investigating-mock-hangings-pro-palestinian-protest/